Portrait

Retrouvez quelques exemples de portraits écrits pour différents clients.

Plusieurs sont consultables en ligne notamment pour Femmes et Hommes de Polynésie

Thérèse

Thérèse Tauirai ou Mama Thérèse est créatrice de bijoux. Femmes de Polynésie vous invite à découvrir son amour pour les coquillages, la création et les bijoux et aussi, son engagement pour les femmes, la préservation de notre culture et de l’eau, ressource qui la nourrit au quotidien.

UN ENFANT DE MAUPITI

Thérèse a un regard bienveillant, un brin facétieux, un brin nostalgique. Cette dame de 53 ans accueille spontanément dans sa boutique. Après la visite, elle aime inviter les visiteurs à s’asseoir sur le banc devant son atelier de création, « parce qu’on peut y parler tranquillement. » Vite, Thérèse livre la mémoire de sa vie dédiée aux coquillages, aux bijoux et à la mer.

Thérèse a toujours vécu à Maupiti. Elle aime son lagon qu’elle voit changer. Elle le préférait avant, le soleil était moins brûlant, l’eau était moins chaude et les coraux brillaient de mille couleurs dans l’eau turquoise limpide. Elle se souvient qu’elle récoltait les coquillages au pied de la maison de son père. Maintenant, elle doit partir plus loin. Certains disent qu’elle est trop vieille mais, pour Thérèse, il n’est pas question d’arrêter… « Les coquillages, c’est ma vie ; la mer, c’est ma vie. »

UNE CRÉATRICE ENJOUÉE ET INSATIABLE

Dans l’atelier de Thérèse : des créations les plus originales les unes que les autres. le dernier né, un magnifique collier rose et orangé, « c’est ce que j’aime dans les coquillages… Leurs couleurs ». Elle dispose plusieurs coquillages sur une table puis les regarde attentivement. Là, en l’espace d’un instant, les dessins lui « apparaissent » et elle commence à créer sa prochaine parure. Thérèse aime créer, inventer des nouveaux bijoux.

« Dès que je termine un bijou, je pense déjà au prochain. Pour moi, le coquillage, c’est un mystère que ton bijou peut dévoiler… J’adore créer des histoires à travers eux. »

Et la créativité, Thérèse l’a dans le sang, elle n’a pas une minute à perdre, le temps est trop précieux.

LES FEMMES, « LE NOYAU DE LA VIE ET DE L’AVENIR »

« La vie tu sais, tout change très vite. » Pour Thérèse, la femme joue « un rôle essentiel au temps, elle joue un rôle capital car la femme est au centre de la famille, elle est le noyau de la vie. La femme polynésienne connaît tout, survit à tout et les jeunes femmes polynésiennes doivent en avoir conscience. » Sous ses airs nostalgiques d’une autre époque, Thérèse est fondamentalement moderne. Elle est convaincue que les femmes ont leur mot à dire…

« Pourquoi alors, il y aurait des femmes qui ont eu de la hauteur ? Dis-moi ? Des femmes comme Jeanne d’Arc par exemple. »

Hémato nous rejoint, c’est sa petite-fille. Thérèse caresse ses cheveux avec un air attendri. Hémato insiste pour qu’on prenne sa grand-mère en photo et Thérèse ironise sur son foutu caractère. Puis son regard se ravise…

« Je crois que c’est pour ça que Dieu a créé la femme en second, c’est parce qu’il avait pitié de l’homme. Qu’est-ce que c’est un homme, sans une femme ? »

 

Pas de doute, les femmes doivent être autonomes, elles doivent travailler. C’est vrai que pour Thérèse, elles sont essentielles à la gestion de l’eau.

 

L’EAU EST « LE RESPECT DE LA VIE »

Quand elle était enfant, Thérèse buvait l’eau de pluie, elle n’a jamais été malade. Aujourd’hui, sa petite-fille lui donne de l’eau de la fontaine. Elle grimace : « je n’aime pas cette eau, elle me rend malade. » Puis elle rit. Elle avoue ne pas être habituée au goût de cette eau. Pour elle, cette eau n’a pas de trace. Elle ne porte pas l’héritage de ses ancêtres, elle ne transmet pas ce qu’elle a appris. C’est ça qu’elle voudrait aujourd’hui donner à sa petite-fille et ses autres petits-enfants, le souvenir de cette eau précieuse qu’elle récoltait quand elle était enfant et qui signifiait « le respect de la vie. »

Portrait pour Femmes de Polynésie

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Les techniciens au travail

Jesse

Jesse, Responsable d’affaires pour les îles

Nommé responsable d’affaires au 1er avril dernier, Jesse a repris le dossier du chantier de l’électrification de la Vallée de Taaoa avec engagement et professionnalisme. Dès son arrivée sur le terrain, il revoit avec les prestataires et les équipes EDT, les détails de l’implantation des coffrets, du passage de la tranchée, du rôle de chacun et explique avec pédagogie les objectifs de ce projet au premier adjoint d’Hiva Oa, Xavier Heitaa.

 

Il faut dire que Jesse a été professeur pendant 7 ans avant d’intégrer EDT. L’opportunité de ce poste lui permet d’évoluer.« Au début, je m’attend à beaucoup voyager pour maîtriser le terrain puis j’espère déléguer rapidement pour me consacrer à la gestion des budgets et au bon déroulement des projets. »

Des Etats-Unis à Tahiti

Né aux Etats-Unis, dans l’Arizona, il est arrivé enfant à Papeete et son accent polynésien s’entend surtout quand il parle anglais avec sa famille américaine. Titulaire d’un BTS en électrotechnique, il est entré à Pacific PVC qui l’envoie se former en France et en Belgique. Il quitte le monde du plastique pour enseigner Saint-Joseph. Alors qu’une rentrée difficile s’annonce, sa femme le pousse à postuler à EDT et le voilà employé comme chargé d’études et travaux aux grands projets.

 

Sous le signe d'une naissance

Père d’un garçon de 7 ans, sa fille Cameroun est née 8 jours avant qu’il s’envole pour Hiva Oa. « J’étais un peu stressé car je ne me voyais pas partir et laisser ma femme accoucher seule. »

Pour ce projet, Jesse estime que le plus difficile a été le foncier, un défi qu’il retrouve dans de nombreux projets d’investissement menés par EDT. Dans le cas de la vallée de Taaoa, Jesse a observé que nombreux propriétaires se sont vite investis en réaménageant leurs jardins et les abords de la route. « Notre priorité est de nous assurer du consentement des propriétaires, c’est un travail de partenariat qui s’établit entre la commune, les habitants et EDT. »

Portrait pour EDT