Les relations de dépendances

Mis à jour : juin 27

'Ia Ora Na,


Une des expériences les plus fréquentes et les plus difficiles à couper est la relation de dépendance affective. Nous établissons plusieurs formes de relations de dépendances qu'elles soient émotionnelle, physique, matérielle, financière, énergétique... Certains poussent à croire et vivre la dépendance la définissant comme une relation "âme soeur" ou "flamme jumelle" ou encore un contrat d'âme, des liens qui sont différents de la relation de dépendance. Aussi, j'aimerais revenir sur les relations de dépendances, comment elles se construisent, ce qu'elles nous apprennent et bien sûr, comment s'en détricoter.




Les relations de dépendances, quésako ?

Comme toujours, l'étymologie replace le noeud inconscient de l'expérience. Relation est un rapport, un témoignage, la narration d'un fait a fortiori de voyages... Les relations nous content les liens que nous établissons avec l'autre et nous-même. Dépendance se définit comme quelque chose d'accessoire par rapport à un objet principal... Aussi, la relation de dépendance nous raconte comment nous attachons à l'extérieur, au secondaire, voire à l'illusoire.


La dépendance affective

La dépendance affective est une addiction comportementale caractérisée par le besoin de vivre à travers l'autre ; de prendre des décisions à partir des opinions des autres ; de s'évader dans l'imaginaire et les attentes de la relation au lieu de la réalité de la relation ; de s'identifier au trauma et se placer en victime au lieu de reconnaître sa part de responsabilité ; ou encore, d'avoir peur d'être seul et d'accueillir sa valeur d'être unique. Elle est différente et parente de la relation de dépendances.



La relation de dépendances

Les relations de dépendances sont multiples et entraînent des dépendances et non une seule dépendance à mon sens. En général, une personne répète ce type de relation dans plusieurs domaines de sa vie : professionnel, amical, familial, amoureux, alimentaire, physique. Les dépendances sont générées à plusieurs niveaux qu'elles soient bénéfiques ou toxiques :

  1. Instinctif : hormones, odeurs, toucher, vision... Ensemble des facteurs corporels

  2. Projectif : image projetée de l'autre ou son aura, besoins conscients et inconscients transposés à l'autre au contraire de partagés avec l'autre

  3. Intellectuel : admiration, fanatisation, objectification, échanges, partages, apprentissage

  4. Matériel : partage de biens au contraire d'une gestion monopolisée

  5. Alimentaire : addictions multiples, déséquilibre alimentaire, anorexie / boulimie

  6. Émotionnel : ascenseur émotionnel, hauts et bas / chauds-froids, fuite ou conquête

  7. Sexuel : attirance consciente ou inconsciente qui renvoie au père ou à la mère, domination, attirance, envie, plaisir...

  8. Énergétique : télépathie, intuitions partagées, synchronicités...

  9. Karmique : liens d'âmes soeurs ou flamme jumelle, archétypes collectifs...

Le tout renvoyant à des formes symboliques d'interaction et aux différentes expériences émotionnelles que nous vivons au quotidien. Les relations de dépendances se placent que ce soit avec nos parents, nos amis, nos supérieurs, nos collègues, nos clients, nos animaux, nos objets, nos rêves, etc.


La relation à un rêve peut avoir des effets toxiques puissants nous empêchant d'affirmer qui nous sommes. Les conséquences sont d'autant plus complexes que le rêve est imposé par l'inconscient collectif ou les parents ou le partenaire. Par exemple, nous pouvons nous vouloir plus fort physiquement quand notre force est ailleurs ;)


Vivre les dépendances au quotidien

Il est à mon sens, impossible de vivre sans relation de dépendances. Nous sommes tous liés et reliés les uns aux autres au niveau énergétique. Aussi, nous sommes dépendants des autres MAIS nous sommes avant tout interdépendants. Nous établissons des liens plus ou moins forts, fréquents ou intenses au fil de notre vie. Les enjeux des relations de dépendances saines reposent sur la conscience de cette interdépendance et l'attention apportée à la relation ou au lien. Est-ce une relation bienveillante, respectueuse, consciente ?


Dans cette configuration, la relation de dépendances forme une relation interdépendante permettant de grandir, aimer en toute sécurité et s'épanouir. C'est un partenariat relationnel bénéfique et libérateur. Bien souvent, les relations saines peuvent basculer dans une relation toxique de dépendance affective, le fameux "attachement."


J'ai mis beaucoup de temps à comprendre l'enjeu du "non-attachement" qui signifie apporter et partager de l'amour dans le présent, nourrir des sentiments et des liens avec nos proches tout en restant conscient que le lien peut disparaître, diminuer, se rompre. Cette approche offre des "racines et des ailes" à toutes formes de relation. C'est le contraire de la relation de dépendance affective ou des dépendances multiples.


La spirale des dépendances

La relation de dépendance affective débute avec le manque de confiance en soi et le besoin de placer un part de soi dans l'autre. La psychologie évoque ce processus que ce soit dans les théories de l'attachement ou les addictions comportementales.


En énergie, la spirale des dépendances commence par le manque de sécurité vécu pendant l'enfance et les blessures originelles de l'âme en particulier, l'injustice et l'abandon. Deux zones sont particulièrement affectées, le coeur (et les poumons avec lui) et la matrice (ou le ventre). Différents maux vont manifester les dépendances comme les troubles digestifs, une légère tachycardie cardiaque, des mycoses sexuelles, des fuites urinaires, les douleurs dans la région des lombaires, des blessures au niveau du bassin et pubis...


En général, les personnes qui me consultent en situation de dépendances qu'elles soient amoureuse (du couple), professionnelle (supérieur hiérarchique ou employé), amicale (fusion), matérielle (argent, vêtement) sont figées dans des croyances limitantes sur leur valeur personnelle, le jugement (très fort) sur soi et ressenti des autres et les capacités d'action. Elles sont bloquées sur des images du passé et des moments d'émotions qui "leur font s'accrocher" à la mémoire ou au potentiel idéalisé au lieu de regarder la relation vécue pour ce qu'elle est.


Le mental a été pris au piège par le pouvoir symbolique de l'autre devenu véritable bourreau et trauma. La personne s'identifie inconsciemment à l'autre et génère de profonds sentiments de culpabilité, honte et confusion sur soi. C'est un processus de protection vis-à-vis du soi intérieur qui revit une situation d'impuissance et insécurité, le plus souvent vécue dans l'enfance. La dépendance s'exprime à plusieurs niveaux confondus produisant des effets de fatigue qui empêche au corps de retrouver son alignement énergétique.




Rompre avec les relations de dépendances toxiques


Certains vous diront qu'il est impossible de se libérer des liens en particulier ceux au niveau de l'âme, d'autres prêchent la force du mental et les infinies possibilités offertes par le mana à comprendre ici comme la force de l'esprit. La relation de dépendance est une relation dont nous sommes responsable. La relation de liens - âme soeur, flamme jumelle, complément divin, peu importe le nom, est une relation d'apprentissage avec un noeud d'évolution commun.


Personnellement, je crois que tout lien est là pour nous apprendre sur nos croyances, notre passé, nos blessures. Tout lien est par essence naturel dans le tout que nous formons. Croire que libérer et couper un lien est illusoire. La nature même de l'âme est d'être le lien, le tissu, l'eau qui relie, le corps dans sa similitude. La nature nous enseigne que tout est une chaîne complémentaire, interdépendante et reliée, chacun y joue son rôle. Chaque corps nous enseigne que nous sommes identiques, nous avons les mêmes sens, les mêmes organes, la même peau... Nous sommes uniques et semblables. En ce sens, couper un lien est illusoire.



Nous pouvons par contre, le nettoyer comme l'enseigne le Ho'oponopono. Nous pouvons l'éloigner, le renégocier, le modifier dans le regard que nous lui portons. Le lien négatif est transmutable pour évoluer vers l'amour. Nous pouvons nous "indépendantiser" voire nous "interdépendantiser" du lien d'attachement toxique en prenant du recul, en coupant le négatif, en équilibrant la dynamique "don et contre-don."


Sur cette base, je préfère m'interroger sur la raison d'un lien, la valeur et l'existence que nous lui accordons. Dans le cas d'un lien négatif et toxique, nous devrions nous interroger sur le pouvoir que nous donnons l'autre, à ce qui le rend toxique à notre égard et ce qui en nous, le rend toxique. Le lien toxique nous renvoie à notre ego, créateur de la séparation et de la distance a fortiori de la souffrance.


Nous sommes un, chaque lien est unique et universel, il devient un regard sur le présent que nous souhaitons vivre en nous et avec l'autre.


Existe-t-il des liens de l'ordre des fameux contrats d'âme ou des missions de vie ? Souvent je suis fatiguée voire épuisée par cette question. Je n'arrive à résoudre la puissance des synchronicites, des rêves, des émotions que le lien à une personne m'enseigne. Ici le lien n'est ni toxique ni libérateur, il est dans son potentiel. Il est un miroir du destin qui relie encore et toujours. Les contrats d'âmes ou les missions d'ames traduisent un accord tacite universel.


Prenons des exmples simples tirés de la nature et du corps, les meilleurs enseignants des lois de l'univers... Une abeille s'incarne pour faire du miel, un foie s'incarne pour purifier un corps, une âme s'incarne pour vivre l'être humain. Elle vient avec ce contrat tacite et dans la conscience qui offre la liberté. Elle est l'expression du contrat tacite universel ou destin. Si une abeille devie de son chemin, nous n'aurions plus de floraison, mais elle peut choisir sa fleur. De même, si le foie s'arrêtait nous irions vers une mort certaine... Malade, il peut guérir guidé par notre état émotionnel. Aussi nous sommes bel et bien venu bâtir un lien et un sens. Je reste convaincue qu'il ne peut s'exprimer que dans la bienveillance, celle de l'abeille ou celle du foie qui accomplissent la grande marche de notre vie sur Terre car ils sont. I am a bee, I am a liver - believer ;)



Aussi, tout lien qui s'incarne et se manifeste sur cette Terre a une raison. Tant qu'il est dépendance, attachement et souffrance, il nous montre les blessures de notre égo. Quand il est libre, choisi, conscient et bienveillance, il exprime le potentiel du lien que nous choisissons et sommes destinés à vivre. Dans tous les cas, un lien est un échange d'énergie et participe aux vibrations autour de nous.

Chérir, donner et recevoir, préserver des liens bienveillants dans son quotidien forme le sens et l'essence de chacun d'entre nous.

Prenez soin de votre mana,

Céline

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