Médicine par l'amour

Partager l'expérience de Médium-Guérisseur

Au fil de ma pratique, j'ai appris la symbolique des corps, des animaux totem, des couleurs, des blessures récurrentes des êtres ou encore, l'histoire de nombreuses personnalités.

Je vous partage "sans filtre" ce que j'ai longtemps appelé "mes madeleines de vérités", des preuves rationnelles dans un monde intangible et invisible. 

Aujourd'hui, la médecine par l'amour, c'est la médecine qui enlève les filtres et offrent des philtres pour mieux s'aimer. Elle est la somme de ma vie de médium, de mes soins, de mes apprentissages, d'un tout bien plus grand : la médecine intuitive ou sacrée.

Aujourd'hui, je mets des lunettes d'amour !

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Eparpillés façon puzzle

Cette expression bien connue des Tontons Flingueurs résume bien le parcours du Médium... Il découvre des pièces du puzzle symbolique qu'il est censé rassembler petit à petit.

Être médium, comme l'indique l'étymologie du mot, c'est être "entre deux."

La maxime du temple de Delphes, "Connais-toi toi-même et tu connaîtras l'Univers et les Dieux" recèle le secret de la médiumnité. En se connaissant, nous avons accès au "monde des dieux", le monde où le wifi fonctionne en 10G avec un connexion au serveur et aux données des mémoires universelles. C'est magique, c'est flippant, c'est rassurant.

Ces quelques rubriques sont des "pièces du puzzle" d'un univers qui détient sa part de mystère (et c'est tant mieux !)

Pour continuer dans une démarche de médecine... voici comment s'est passé ma toute première séance.

Cathédrale intercession
Une ombre au-dessus du Kremlin

La première fois que j’ai entendu le mot « soin énergétique », ma petite voix a tout de suite su que je devais m’y intéresser. J’avais 35 ans, j’étais au cœur d’un long processus d’acceptation de moi, de mon histoire et des mes traumas d’enfant. J’avais essayé la psychologie, l’hypnose, l’autohypnose, la réflexologie, le shiatsu, les voyages, l’écriture, des séances avec une guérisseuse… Je cherchais une réponse, un apaisement… Je cherchais à combler un manque. Dans cette course insatiable, j’étais curieuse et je m’ouvrais à toutes nouvelles approches pouvant m’aider à mieux m’aimer. Les soins énergétiques sont entrés dans mon radar comme une porte que je n’osais pas encore pousser.

Quelques semaines après, je rencontre une coach, Nathalie. Autour d’un déjeuner, elle me confie avoir vu ma conférence sur l’eau et ressent mon approche comme une démarche originale. Au fil de la conversation, elle me parle de Luc Bodin. J’identifie immédiatement l’auteur dont j’ai vu le livre orange en devanture de ma librairie favorite… C’est un pavé coloré qui évoque les soins énergétiques et jusqu’à présent, j’hésite à acheter ces pages qui me semblent denses. Je suis bloquée par le prix, un peu comme toujours avec moi. Peu importe, quand Nathalie m’informe que Luc Bodin organise son premier stage en soins énergétiques à Tahiti, je sais que j’y participerai.

Quelques jours passent à nouveau, je m’envole pour la France. L’idée de ce stage trotte dans ma tête. Je parle avec ma sœur Nancy, de cette perspective. Immédiatement, ma sœur me partage qu’une de ses élèves de cours de yoga participe à ses cours sur la base de l’échange. Elle vient à ses cours et Nancy reçoit un soin énergétique deux fois par mois… En l’occurrence, c’est mon beau-frère Nils qui en profite, ma sœur étant peu réceptive à cette technique. Elle m’encourage à y aller, trouvant que cela fait beaucoup de bien à son mari. Le lendemain, Nils m’appelle et m’offre sa séance. Je me retrouve quelques heures plus tard avec Marie-Christine pour un soin énergétique.

Comme pour l’hypnose, je suis hyper réceptrice à ce qui se passe. Je sens des douleurs très lourdes brûler dans ma main droite et dans mon estomac. Je perçois de nombreuses images de ma grand-mère qui m’a partiellement élevé. Le processus est inattendu et désagréable. Quand le soin se termine pourtant, je sens une libération et je suis convaincue. Cette séance me pousse à confirmer ma participation au stage de Luc Bodin. J’envoie mon message à Nathalie et verse la somme sans réfléchir, mon appréhension du manque de l’argent n’opère aucune réticence.

Quelques jours plus tard, j’enregistre pour Tahiti, de retour à la maison. En porte d’embarquement, je suis derrière mon ordinateur comme toujours. Quand un instinct parle, je sens qu’une présence inhabituelle va s’installer face à moi. Quelques minutes plus tard, Luc Bodin s’assoit…  Mon menton tombe littéralement de surprise. Malgré ma timidité, je décide de l’aborder et nous engageons naturellement une conversation. A cet instant, je sais qu’un basculement se prépare… Je prédis à ma sœur, qu’une révolution m’attend.

Le stage se passe, il déroule sa force de rouleau compresseur écrasant mes idées préconçues et mon esprit rationnel. La médecine énergétique est la quatrième médecine, elle se base sur le soin de l’aura, cette somme d’énergies invisibles que nous émettons, elle génère de l’information que nous pouvons capter par le pouvoir de la télépathie et du ressenti… Elle reprend les principes de la sorcellerie, de la pharmacopée, de la lithothérapie ou encore, de la foi avec prières et rituels. Tout ce qui s’est passé pendant ce stage « reste » à ce stage. Un seul mot résume ces cinq jours d’enseignement… « révolution. »

Quelques jours plus tard, me voilà invitée par ma binôme de stage, Vaihere. Elle propose à deux autres participantes, Cindy et Youlan, de partager un repas et d’exercer le protocole de soin que Luc Bodin nous a enseigné. Je découvre sa maison, un véritable sanctuaire de paix où il fait bon se reposer. Nous échangeons tranquillement quand Tuomo, le compagnon de Vaihere, nous apprend que des amis russes viennent nous rencontrer, ils sont également dans le monde des énergies et sont curieux de l’enseignement que nous avons reçu.

Quand ils arrivent, Helena, la maman, se tort de douleurs. Elle souffre d’une sciatique depuis le réveil. Vaihere propose immédiatement de lui faire un soin. Nous sommes quatre nouvelles apprenties, cela ne pourrait que lui faire du bien. Helena accepte et nous voilà, quatre mousquetaires autour de la table de massage où elle s’est allongée. Très vite, Vaihere et Cindy jettent l’éponge. Elles trouvent les énergies trop lourds et voient que Youlan et moi sommes plus à l’aise. Quand elle parte, Youlan prononce un mot que je n’aime pas et qui n’a aucun sens à mes yeux.

« Il y a une entité Céline, c’est lourd ! »

Je ne réponds pas, depuis que je me suis « branchée » à Héléna, une part de mon être a vrillé dans une salle éloignée où mes mains ont décidé de se réveiller. Je continue mon travail les yeux fermés et entend Youlan s’éloigner au bout de quelques secondes. Me voilà seule en conversation avec le corps de Héléna. Mes mains ont décidé de bouger toutes seules, je suis dans une sorte d’hypnose où elles agissent et mon conscient a peu de pouvoir sur elle. J’accepte de les « laisser » opérer alors que je suis transportée dans une sorte de salle d’opération. Je vois littéralement la colonne vertébrale d’Helena. J’ai l’impression d’être dans une vision en 3 D ou dans une salle d’IRM où je peux voir ses vertèbres, les veines autour, les tissus de la peau. Mes mains quant à elles, font de la couture au fil doré. Je laisse la magie opérer.

A cet instant, je reçois comme une tape sur le dos, c’est une vague qui passe sur moi. Je suis transportée à nouveau à bord d’un voilier. Nous sommes en pleine tempête au large des Marquises. Il fait gris, il fait pluie. Je vois Helena qui s’active, son dos souffre. Son mari crie, ses deux filles sont dans les cabines en sécurité. Un éclair et le calme revient. Mes mains changent de zone, j’étais au niveau des lombaires, me voilà au niveau des dorsales. Le film change à nouveau.

Cette fois-ci, je suis près d’une plage. Je vois un ponton entouré de plusieurs voiliers. Helena marche enceinte, son ventre dépasse largement devant elle, je sens qu’elle est en dernière phase de sa grossesse. A cet instant, l’espace vibre et Helena me sourit depuis le lit d’un couvent ou d’un hospice religieux. Elle a un bébé dans les bras, elle semble apaisée et angoissée à la fois. Je ressens une pointe très douloureuse dans sa dorsale numéro 7 ou 10… Je ne suis pas certaine du numéro que j’entends, par contre, les mots de Colombie et Venezuela sonnent dans ma tête. Je relâche mes mains qui se sont lourdes et m’interrompt quelques secondes. J’ouvre les yeux.

Mon mental est à l’arrêt et pourtant, je sais que je navigue dans un espace irrationnel. Je suis debout, en communion avec ce corps allongé et muet. Quand je regarde la table, Helena semble assoupie, en plein repos. Les filles sont éloignées, elles ont l’air de papoter tout en gardant un œil sur ce que je fais. Pour ma part, j’ai l’impression d’être une caméra médicale qui évolue dans les artères et connections nerveuses de ma patiente. J’expire fortement et me ferme à nouveau à l’extérieur.

Mes mains reprennent leur voyage. Elles continuent de monter le long de la colonne vertébrale de Hélena. Je vois comme des impressions, des images qui passent. J’ai la sensation de bouger dans le temps et dans l’espace. Un claquement crispe mon index et mon esprit entre à nouveau dans une nouvelle mémoire. Je vois clairement le Kremlin émerger d’une sorte de brouillard étrange. Mon mental intervient avec une sorte d’injonction autoritaire… Je sais bien que Helena est russe, je calme mon rationnel que j’ai éteint depuis le début de cette séance. Cette fois-ci, l’image se clarifie très vite. Elle est rapide, éclaire, pénétrante. Je vois Héléna jeune, elle a 21 ou 22 ans, elle est étudiante, elle sourit et pourtant… Un nuage plane sur sa tête et mon cœur se serre. Une larme tombe et tout s’arrête.

Mes mains tombent le long de mon corps. J’ai l’impression d’avoir retrouvé mon être. Je reste silencieuse avec une tristesse lourde imprégnée dans mes cellules. J’attend encore quelques instants les yeux fermés à l’écoute de ces mains qui ont prix le pouvoir pendant ces instants fluides et incompréhensibles. Tout est blanc, noir, immobile. Je sais que le soin est terminé. J’efface ma larme et ouvre mes yeux. Helena a le visage lumineux, elle est belle. Je souris timidement en entendant les filles qui bougent. Elles m’interrogent du regard, je fais un signe de la main avant de la poser sur l’avant bras de ma patiente. Elle ouvre les yeux et m’adresse un sourire rempli de gratitude. Elle se lève et sans difficultés va se servir de l’eau. Son mari l’a regarde interpellé… Helena répond simplement qu’elle se sent beaucoup mieux.

Les copines m’approchent et me bombardent de questions.

« Mais tu n’as pas fait le protocole de Bodin ? C’était pas trop lourd ? Mais tu as pleuré ou quoi ? Ca va, tu te sens bien ? »

Je reste discrète, je réponds que tout va bien, que j’ai suivi mon intuition… Je me sens fatiguée et immédiatement, Youlan, la plus expérimentée des soins énergétiques, m’apporte à manger et à boire. Je reprends des forces et le fil de mon esprit. Je suis un peu sonnée par ce voyage que je viens d’accomplir. Je regarde Helena qui s’est accroupi près de ses filles. Tout le monde est impressionné, la sciatique a disparu. Après quelques mots avec ses deux enfants, Helena vient me voir pour me remercier.

« C’était très doux, merci beaucoup. J’ai l’impression que tu m’as opéré avec un fil doré. Je suis estomaquée.

  • Ah… C’est ce que j’ai fait, en effet.

  • C’est fou, me répond-t-elle. J’ai souvent mal au dos et j’ai déjà eu des sciatiques, là, l’effet est direct. Ça m’a fait beaucoup de bien, merci.

  • Oui… Mais je crois que je dois te dire ce que j’ai vu. »

 

Helena a une expression à moitié surprise, elle semble savoir que des images peuvent apparaître dans la pratique d’un soin énergétique. Je lui explique ma première image au large des Marquises.

  • « Oui, nous sommes arrivés par les Marquises en voilier. Nous avons eu une grosse tempête… C’est vrai, j’ai eu très peur puis mal au dos après.

  • « Bien. » Mon esprit coche une case mentale. Ce que j’ai vu se recoupe dans la réalité.

 

Je prends confiance et soupire doucement. Helena, les copines sont toutes ouïes. Je raconte ma deuxième aventure. Helena est cette fois-ci, très impressionnée.

  • « Quand j’étais enceinte de ma première fille, nous avons été mis dehors par le propriétaire du voilier sur lequel nous travaillions avec mon mari. On était en Colombie. J’étais enceinte de huit mois et ça m’a beaucoup stressé… J’ai eu des contractions et j’ai accouché prématurément chez des sœurs… Depuis, j’ai toujours craint pour ma première fille et j’ai vraiment commencé à avoir mal au dos après cet épisode. »

J’ai le souffle coupé. Non seulement, le lieu est correct, les images sont précises et les événements se sont bien déroulés. Mon rationnel devrait être rassuré, il n’en ait rien. Je bloque, je cache des tremblements intérieurs pendant que Helena répond aux questions de mes amies qui sont épatées par la scène. Toutes semblent saisir le caractère hors norme de ce qui se passe en cet instant. Mon cœur quant à lui, est en tachycardie et je commence à chercher une explication à ce phénomène quand Helena coupe mon processus mental.

  • « As-tu vu autre chose ? »

 

Son intuition me déstabilise et pourtant, je sais que je dois raconter cette dernière image qui est imperméable à ma raison. A peine ai-je décrit son âge, le lieu, le nuage que la quarantenaire affiche un air triste et soulagé en même temps.

  • « C’est l’année où j’ai perdu mon père. »

 

Le nuage était donc celui de l’âme du défunt qui planait sur sa jeunesse et son insouciance. Elle me remercie et quitte le groupe pour s’isoler quelques instants. Les copines, quant à elles, sont surexcitées, elles affirment combien ce que je viens de vivre et faire est extraordinaire.

 

A cet instant, je sais seulement que ma vie vient de changer.